reportage France 24 sur Trafic d'enfants au Maroc

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reportage France 24 sur Trafic d'enfants au Maroc

Message par Deborah le Lun 28 Mai - 17:36

Bonjour, vous avez entendu parler de ce reportage ? 

https://www.yabiladi.com/articles/details/64466/adoptees-france-victimes-marocaines-trafic.html





Publié le 03/05/2018 à 17h10

Adoptées en France, des victimes marocaines de trafic d’enfants témoignent


C’est l’histoire de plusieurs jeunes hommes et femmes, adoptés par des parents marocains ou étrangers. Des années plus tard, ils découvrent avoir été victimes de trafic d’enfants à leur naissance au Maroc. Ce jeudi, France 24 donne la parole à Mohammed Ali et Brahim, victimes d’un large réseau dont les têtes pesantes n’ont probablement pas été démasquées

Après les révélations autour du scandale de trafic de bébés, nés au Maroc ou dans les enclaves espagnoles Ceuta et Melilla et vendus en Espagne, ce sont des témoignages de victimes retrouvées en France qui, cette fois-ci, viennent relancer cete vieille polémique.

Ce jeudi, la chaîne France 24 a publié sur son site deux témoignages de Marocains, nés dans le royaume mais adoptés par des Français dans les années 1970 et 1980. 


De quoi réévaluer les estimations des associations des droits de l’Homme quant aux nombreux nouveaux-nés vendus à des Européens par les réseaux de trafics, actifs à cette époque-là. «Mohammed Ali Bennani et Brahim Kermaoui savent qu’ils sont nés au Maroc, il y a respectivement 36 et 39 ans, mais l’identité de leurs parents respectifs demeure une énigme. Les deux hommes, qui vivent en France depuis leur plus jeune âge, pensent avoir été volés à la naissance à leur famille biologique pour être vendus à des parents adoptifs», indique France 24.

Trafic et falsification de certificats

Le premier affirme avoir cru, pendant les 20 premières années de sa vie, être le fils biologique des Bennani, installés à St Julien-les-Villas, près de Troyes, dans l’est de la France. Ce n’est qu’en 2002 que Mohammed Ali tombe par hasard que sur un certificat de stérilité de celui qui s’avère son père adoptif, décédé 13 ans plus tôt. 


Quelques années plus tard, il décide de rentrer au Maroc pour se rendre à l’hôpital de Salé, où il serait né.

«Ma mère (biologique, ndlr) a accouché le 20 septembre 1981 par césarienne, sous anesthésie générale. Les médecins m’ont mis sous couveuse avant qu’elle n’ait le temps de me tenir dans ses bras. Trois jours plus tard, alors que sa mère n’a toujours pas pu le voir, le nourrisson est déclaré mort», confie-t-il au média français. C’est grâce à un certificat de décès, édité par son père, que Mohammed Ali réussit enfin, 20 ans plus tard, à retrouver la trace de ses parents biologiques. Il «mène désormais un combat administratif pour faire reconnaître sa filiation avec une idée en tête : prendre le nom de son père biologique et le transmettre à ses enfants», commente France 24.

Mais contrairement à la fin plus ou moins heureuse de l’histoire de Mohammed Ali, celle de Brahim Kermaoui finit sur une impasse. Elevé à Gennevilliers, en région parisienne, il apprend avoir été adopté à l’âge de 12 ans, avant de sombrer dans la délinquance et de passer par la case prison à l’âge de 20 ans. C’est à ce moment-là qu’il décide de retrouver ses racines. A 21 ans, il se rend au Maroc avant de découvrir que sa famille adoptive aurait déjà tenté d’adopter un premier enfant, qui décède 15 jours plus tard.

«Il n’y aucune trace administrative, aucune preuve, aucune archive. Brahim ne sait rien de sa naissance : ni la date, ni le nom de ses parents biologiques», poursuit la même source, selon laquelle Brahim considère que sa famille adoptive lui a volé sa vie. «Aujourd’hui, il a un rêve : créer une banque d’ADN au Maroc pour permettre aux familles de rechercher des proches disparus, comme c’est le cas au Sri Lanka, également frappé par ce fléau», conclut France 24.

Un réseau plus étendu que ce que l’ont croyait ?

En novembre 2011, l’association espagnole des victimes d’adoptions illégales (Anadir) a déposé une plainte qui déclenchera l’ouverture d’une enquête par la Garde civile espagnole. Deux ans et demi plus tard, cette dernière annonce avoir identifié 28 cas de ces bébés volés et 31 personnes impliquées dans ce trafic datant des années 1970 et 1980. «Les trafiquants profitaient de femmes sans ressources à Melilla, une enclave espagnole à la pointe nord du Maroc, ou au Maroc même», indique en 2013 Francetvinfo. Les familles expliquent avoir «espéré une vie meilleure pour [leurs] enfants et [acceptaient] donc de les vendre».

Ces femmes devaient accoucher dans des domiciles particuliers, sans aide sanitaire ni enregistrement. De l’autre côté, le réseau se chargeait de contacter les familles espagnoles incapables d’enfanter pour leur proposer des nouveaux-nés à des prix allant de 1 200 à 6 000 euros. «Les filles étaient vendues le plus cher que les garçons, car il y avait une plus forte demande de la part des acheteurs», poursuit-on de même source.

Avec les témoignages de Mohammed Ali et de Brahim, il semblerait donc que les enquêteurs aient sous-estimé l’ampleur des réseaux de trafic actifs au cours de cette période. Des réseaux qui avaient profité de plusieurs facteurs pour se nourrir de la pauvreté de certaines familles marocaines.

https://www.yabiladi.com/articles/details/64466/adoptees-france-victimes-marocaines-trafic.html

Deborah
Admin


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